Le jardinage est votre passe-temps préféré. Dès que le soleil pointe le bout de son nez, vous sortez vos outils et direction le jardin pour quelques heures d’entretien. Vous avez plaisir à récolter vos propres fruits et légumes dès le milieu du printemps. Malheureusement, certaines années, vos plantations souffrent du gel. Alors que les premiers bourgeons sortent, le gel tarif vient parfois anéantir une grande partie de votre récolte. C’est très frustrant car il faut alors attendre l’année suivante pour recommencer. Des solutions existent pour limiter l’impact du gel. Voyons lesquelles ci-dessous.

L’installation d’une serre

Une maraîchère qui fait pousser ses légumes sous une serre

De nombreux maraichers cultivent leurs légumes sous des serres. Il s’agit d’un abri qui protège les cultures du froid et de la pluie. Contre le gel, il n’y a pas mieux comme l’explique très bien l’auteure du blog Bio en Lorraine. Le seul problème, c’est évidemment le coût. Installer une serre quand on vend ses légumes sur les marchés, c’est envisageable car c’est un investissement que l’on peut ensuite amortir sur plusieurs années. En revanche, se payer un abri quand on est un particulier qui n’a que quelques plants à protéger, c’est souvent hors de prix. Enfin, c’est ce que beaucoup de gens pensent. Car en réalité, les fabricants se sont adaptés à la demande croissante et on trouve maintenant sur le marché des serres de quelques dizaines de m² pour moins de 500 €. A ce tarif, vous aurez une jolie en polycarbonate, particulièrement efficace pour protéger vos cultures du froid en hiver.

Voir également notre article sur “Serre de jardin en verre ou en polycarbonate ?

Arroser ses plantes

Cette technique peut sembler incroyable mais en arrosant vos plantes, vous pourriez bien les protéger du gel. Il va alors se former sur les plantes une fine pellicule de glace qui va les protéger du froid. La glace va servir d’isolant et empêcher la déperdition de la chaleur présente dans les plantes. Cette technique s’avère efficace à condition que la quantité d’eau vaporisée ne soit pas trop importante car alors on finirait par tremper le sol ce qui empêcherait une bonne accumulation de la chaleur dans le sol durant la journée suivante. Il faut donc trouver le bon dosage mais c’est probablement la méthode la plus économique, en particulier pour protéger les arbres et la vigne.

Chauffer l’environnement

Avec cette méthode, on va disposer des bougies de façon rapprochée dans le champ pour réchauffer l’atmosphère. Il va vous falloir beaucoup de grosses bougies pour avoir un début d’effet. Cela coûte donc très cher et ce n’est pas très efficace pour les grands arbres. En revanche, pour des plantations de moins d’un mètre, en disposant plusieurs centaines de bougies par hectare, on arrive à obtenir une bonne protection.

Créer un écran de fumée

Cette technique est très utilisée dans les vignobles. En créant un nuage de fumée dans les vignes, on arrive à les protéger des températures négatives. Le fait de créer ce brouillard artificiel va empêcher la chaleur du sol de trop baisser au contact du froid ambiant. Pour créer de la fumée dense, il faut hélas faire brûler des pneus ou des produits dont la combustion n’est pas particulièrement écologique. Ceci fait que la méthode est plutôt décriée par les défenseurs de l’environnement.

Emmitoufler les plantes

Les plantes et les arbustes sont comme les humains. Ils s’habillent dès que le froid arrive. Vous pouvez tout à fait acheter des voiles ou bâches isolantes qui vont emprisonner la chaleur et empêcher le gel de venir abimer votre future récolte. Si vous avez une grande surface à protéger, cela peut être un peu long et fastidieux à mettre en place. Mais par rapport à d’autres méthodes, vous n’aurez pas à veiller sur vos plantes en pleine nuit. C’est donc une excellente solution pour les particuliers. Une bonne couche de paillage peut également bien faire l’affaire.

Prendre en compte le contexte

La solution la plus efficace contre le gel reste l’anticipation. Et cela commence dès le choix des cultures que vous allez entreprendre. Inutile de planter des arbres qui ne résistent pas à des températures négatives dans le nord-est de la France. Ils ne passeront pas le premier hiver. Cela tombe sous le sens mais on l’oublie parfois. C’est tellement agréable d’avoir un palmier dans son jardin. Seulement voilà, il faut choisir la bonne race de palmier, celle qui est capable de résister à une température très négative.

Certaines plantes résistent mieux au gel que d’autres. Mais la configuration du terrain est également déterminante. Si votre jardin se trouve dans le creux d’une vallée balayée par le vent, le froid risque d’être plus présent que le long d’une crête protégée par des arbres. Vous pensez qu’il faut être spécialiste en topographie pour savoir quelles cultures sont possibles. Et bien non, c’est bien plus simple que cela. Il suffit de regarder ce que font vos voisins. Ils sont là depuis longtemps pour certains et savent ce qui pousse et ce qui aura du mal à se développer dans la région. Voilà un excellent moyen de partager votre nouvelle passion !

Conclusion

Les méthodes pour protéger une culture du gel sont très variées. Elles ont toutes un coût. Certaines ont même un impact sur l’environnement. Il est donc essentiel de bien se renseigner sur la méthode la plus adaptée avant de se lancer dans un investissement car la mise en œuvre est complexe. Chaque culture ne va pas réagir de la même manière suivant la méthode utilisée. Vous trouverez d’autres conseils pratiques sur ce site : https://www.femmeactuelle.fr/deco/deco-d-exterieur/comment-proteger-jardin-gel-saints-de-glace-2042380